Lundi 9 février, une rencontre s’est tenue à l’hôtel Splendid de Nice entre le candidat et président de l’Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti, et les citoyens. Voici la transcription complète.
Sommaire
Voici les sept points principaux extraits du programme du candidat, basés sur ses propositions contre le terrorisme, l’immigration et sa vision pour la France :
Finances publiques : Engagement de supprimer l’augmentation de la taxe foncière de 2024 dès le 24 avril et retour au taux de 2023. Critique de l’endettement actuel (3,5 milliards d’euros) et des gaspillages (destruction d’Acropolis, America’s Cup, etc.).
Sécurité : Doublement de la présence policière municipale sur le terrain, utilisation de l’intelligence artificielle pour les caméras de surveillance, nomination du préfet François Souliman comme responsable sécurité.
Services publics : Climatisation des 1000 classes scolaires, création de 1000 places de crèche supplémentaires, rénovation des équipements sportifs et culturels.
Logement : Vente de 7000 logements sociaux hors métropole pour financer la construction de nouveaux logements abordables (500 millions d’euros).
Santé : Meilleure gestion de l’hôpital (500 millions de dette, 50 millions de déficit annuel), création de centres médicaux de quartier, soutien à la médecine libérale.
Culture : Construction d’un nouveau théâtre à la gare du sud, réouverture du Mamac, développement de salles culturelles dans les quartiers.
Jeux Olympiques 2030 : Contre-projet économisant 70 millions d’euros en utilisant le palais des Expos pour la patinoire provisoire et la caserne Auvare pour le village olympique.
Circulation et commerce : 2 heures de stationnement gratuit comme à Cannes, équilibre entre tous les modes de transport, soutien aux petits commerçants.

Transcription du discours complet
REMERCIEMENTS ET INTRODUCTION
Merci du fond du cœur pour cette magnifique soirée. J’avoue être très impressionné en entrant dans cette salle de l’hôtel Splendid par l’affluence, par votre mobilisation, et cette mobilisation, nous la devons bien sûr à Elif, qui est un ami extraordinaire. J’associe sa maman à sa reconnaissance avec une pensée pour Gilbert Marie qui était mon fidèle ami et conseiller général de Breil-sur-Roya.
Gilbert, je vous ai déjà dit, pour ceux qui m’ont déjà entendu, je m’en excuse parce que quelques-uns d’entre vous étaient lors de la première réunion, mais Gilbert, on se retrouvait chaque matin à 7h au conseil général, c’est nous qui ouvrions les portes. Il y a un travailleur acharné, un élu formidable, je pense à lui, et je sais qu’Elif a les mêmes valeurs. Merci à Sandra qui s’est mobilisée aussi fortement.
Nous sommes là ce soir avec ceux qui sont sur cette liste, ceux qui sont mobilisés, bien sûr le député Bernard Brochand, que je salue, tous les bénévoles. La campagne est très active, bravo Bernard. Jean-Pierre Heinis qu’on ne présente pas, depuis qu’il est revenu, on n’a plus rien perdu, tout est gagné. Il y a eu quelques incidents sur notre campagne, on est prêt à les accepter, ça ne changera rien sur notre engagement, notre union, sur le fait que Jean-Pierre fera la même chose dans le redressement de notre ville. Il a donné cette impulsion, son savoir-faire, et là où il est, on gagne. Merci à Zahra, sa compagne, à vous tous, merci à Laurent Marengo, à Auguste Vérola, le vice-président de la culture au département, à Mélanie Sergi, la présidente du département dans son canton à Beausoleil.
POURQUOI JE VEUX DEVENIR VOTRE MAIRE
Voilà, mes chers amis, quelques mots, pas que quelques, hélas pour vous, mais je veux vous dire quand même ce soir pourquoi je veux devenir votre maire, et pourquoi le changement, nous le pensons, et nous le portons, est indispensable pour nous.
D’abord, je veux traduire un peu l’état d’esprit qui nous anime. Nous avons une très belle équipe, qui vient encore de s’enrichir aujourd’hui, puisque la liste qui était conduite par Jean-Marc Governatori, qui était une liste écologiste au centre et qui a obtenu 11% la dernière fois, vient de se retirer et vient d’intégrer notre liste. Donc elle est très importante, très importante y compris pour le second tour.
UNE NOUVELLE PAGE POUR NICE
Cette liste que nous avons bâtie, elle veut écrire une nouvelle page de l’histoire de Nice. Nous sommes là, animés que par un objectif : faire mieux pour Nice. Le passé est le passé, il y a des moments positifs, il y a des moments négatifs, on pense qu’il y en a plus dans les derniers temps, et je reviendrai, mais ce qui nous emporte, ce n’est pas ce qui a été fait, même si on va réparer certaines erreurs, c’est ce que nous allons faire.
Quelle espérance nous allons porter pour Nice ? Quel objectif pour nos finances et nos impôts, pour votre pouvoir d’achat et l’état des services publics ? Quel projet pour votre sécurité ? Comment mieux protéger chacune et chacun ? Quelle ambition pour votre qualité de vie ? Pour votre bonheur ? Voilà, c’est un mot peut-être utopique, mais ce que nous voulons, c’est demain porter un projet qui s’adresse à chaque Niçoise et chaque Niçois, et où nous puissions dire dans 7 ans : nous avons contribué à améliorer votre vie quotidienne.
NOTRE VISION POUR NICE
À Nice, désormais, on peut mieux se loger, on peut mieux circuler, nos rues sont plus propres, il y a plus de places de crèche pour les jeunes couples qui travaillent, l’état des écoles est meilleur pour nos enfants, il y a des établissements pour nos aînés, il y a enfin une offre culturelle, un vrai théâtre, des salles de culture dans les quartiers, il y a des équipements sportifs dignes de l’engagement extraordinaire de nos bénévoles partout dans les quartiers, il y a des lieux de loisirs pour nos adolescents, il y a un grand jardin d’acclimatation pour nos enfants, il y a enfin à nouveau un vrai palais des congrès pour favoriser l’activité économique de notre ville.
Voilà ce que nous voulons, ça paraît extraordinairement ambitieux, mais c’est ce qui nous anime, et plus j’avance dans cette campagne.
LE DIAGNOSTIC : UNE VILLE QUI NE VA PAS BIEN
J’ai eu un temps, je l’avoue parce que je crois que c’était important aussi de dire la vérité, d’établir le diagnostic. On a beaucoup de médecins sur notre liste, le professeur Laurent Castillo, le professeur Patrick Baquet, il y en a d’autres. Donc en médecine, je prends cette métaphore, avant d’établir un diagnostic, avant de faire une ordonnance, il faut un diagnostic. Donc nous avons établi l’état des lieux, et à bien des égards, notre ville ne va pas bien.
Elle est surendettée, les impôts ont presque doublé en un mandat, tous les tarifs publics ont grimpé, l’insécurité se propage dans nos rues, on n’a plus de politique culturelle de proximité, l’inverse de ce que j’évoquais en positif. Tout cela, il a fallu qu’on le dise. On n’est pas là pour régler des comptes, pour dire du mal des uns et des autres. Vous avez vu comment on a été insultés, caricaturés, attaqués. Pour moi c’est d’abord un signe de faiblesse.
UNE ÉQUIPE DE CHAMPIONS
Tout à l’heure, quand on a annoncé la liste avec Jean-Marc Governatori, ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais il a dit : l’équipe qui est là, c’est celle de Zidane avec le Real. C’est vrai qu’on a les meilleurs, on a les meilleures compétences, les meilleurs professionnels, les meilleures expériences, et on a un magnifique projet, et on va le porter.
Ce que nous voulons, c’est écrire une nouvelle page de Nice. On ne veut pas dire qu’on va brûler le livre précédent, il y a des choses positives qui ont été faites, et on le reconnaîtra bien volontiers, d’autant que j’ai souvent participé à d’autres éléments positifs.
MON BILAN EN TANT QU’ÉLU
J’ai été le premier adjoint, président de Nice Matin, en 2008, ça fait maintenant 18 ans. J’ai participé, c’est moi qui ai rédigé le projet. J’ai participé en premier adjoint à lancer la première T2V, à lancer la ligne 2 du tramway, à lancer le tram. Quand j’ai été président du département, on a soutenu tous ces projets. Pour ces trois projets, on donnait 100 millions d’euros d’apport du département et plus. Je ne vais pas dire que ce à quoi j’ai contribué est totalement négatif.
CE QUI M’A RÉVOLTÉ
En revanche, il y a des choses qui m’ont révolté et qui vont d’ailleurs me conduire à me présenter, c’est notamment la destruction d’Acropolis, la destruction du théâtre, la destruction de la cinémathèque, du bowling. Parce que ça veut dire quoi ? D’abord on n’a pas prévu d’équipements qui remplacent ce qui a été détruit, ce qui aurait pu apparaître comme une logique évidente. On veut changer quelque chose, pourquoi pas ? Mais dans ce cas-là, si on veut faire un autre palais des congrès, on le construit avant de détruire le précédent. Parce que ça veut dire que pendant 10 ans, on n’aura plus de congrès à Nice. La réalité elle est là.
Ce qui m’anime sur cette idée, sur ces projets, c’est simplement de dire : oui, nous, là-dessus, on n’aurait pas fait comme ça. Vous imaginez que l’addition de ces équipements publics qui ont été détruits ? Je salue le colonel, il sera là pour apporter sa compétence à ces process-là. Il faudra décider, j’y reviendrai.
LE DÉCLIC : LA DESTRUCTION DU THÉÂTRE
Mais, vous savez, dans la vie, il y a toujours des éléments qui orientent un choix. J’évoquais cette destruction d’Acropolis, du théâtre, c’est un peu ça qui a été la toute petite impulsion. Il n’en fallait pas beaucoup, ceci dit, qui m’a décidé définitivement à être candidat. Parce que je me suis dit là, il faut arrêter l’expérience, parce qu’on détruit plus de 500 millions d’euros d’argent public, et c’est votre argent.
Quand on voit cet énorme, ce gigantesque gaspillage qui a une conséquence immédiate, ça a été l’explosion de vos impôts. Puisqu’en même temps qu’on a détruit ces équipements, la taxe foncière a augmenté en 2024 de 25%, ce qui était la plus forte augmentation de toutes les villes de France. Et à peu près tout a augmenté, et ce n’était malheureusement pas la seule augmentation.
LES GASPILLAGES
Donc il y a cette dérive, il y a eu ces gros gaspillages, il y en a des moyens comme le financement de l’America’s Cup. Il n’avait aucun intérêt pour les Niçois, aucun. Cette America’s Cup va coûter quand même 25 millions d’euros pour les contribuables niçois. Et imaginez ce qu’on aurait pu faire avec : on aurait pu climatiser toutes les 1000 classes de Nice. On aurait pu créer 1000 places de crèches en plus. On aurait pu créer 4 gymnases dans nos quartiers, des équipements de sport en plein air. On aurait pu favoriser l’accompagnement pour nos aînés, une multitude de choses.
Quand vous regardez aussi le financement d’un siège à Paris de la métropole, 1 million d’euros par an, tout cela m’a conduit à dire et à dresser ce diagnostic qu’on commence à jouer dangereusement avec l’argent des Niçois, avec votre argent.
LE PREMIER DEVOIR D’UN ÉLU
Parce que quand on est élu, et c’est pour moi le premier des devoirs, voilà, s’il faut hiérarchiser quels sont les devoirs d’un élu, le premier d’entre eux, c’est la gestion de l’argent public et le respect de l’argent public. Un élu, il a ce pouvoir un peu exorbitant d’ailleurs de gérer l’argent des autres. Et quand on est à la tête d’une collectivité publique, c’est pas comme dans une entreprise.
Parce que dans une entreprise, Jean-Pierre le rappelle souvent, quand vous dérapez, quand vous dépensez plus que vous gagnez, quand les charges sont supérieures aux produits, vous ne pouvez pas continuer très longtemps. Dans une collectivité, oui, parce qu’il y a des anesthésiants. Le premier anesthésiant, c’est la dette. On est à 3 milliards et demi entre la ville et la métropole. 5000 euros par habitant, c’est plus que Paris de Madame Hidalgo et c’est le taux le plus élevé de toutes les métropoles de France.
Et puis le deuxième anesthésiant, c’est l’impôt. Quand on ne peut plus supporter la dette, quand on ne peut plus recourir à l’emprunt, eh bien on augmente l’impôt.
LA VÉRITÉ DES COMPTES
Et là vous savez, vous pouvez me croire ou pas me croire parce que c’est toujours difficile de mesurer la pertinence d’un discours sur les finances publiques, les chiffres s’opposent à d’autres. Mais regardez simplement ce soir en rentrant, demain matin si on rentre trop tard, vous regardez vos feuilles de taxes foncières depuis 2019. Ça a doublé. Vous regardez pour ceux qui ont une résidence secondaire à Nice, peut-être que vous avez une résidence principale dans votre pays, vous avez une résidence secondaire à Nice, la taxe d’habitation, elle a pris 80% en 2024. Regardez le tarif des transports en commun. On est passé de 1 euro le ticket à 1,70. Regardez le service de l’eau, vous payez tous l’eau et l’assainissement. Là aussi, vous regardez vos factures. Voilà, et vous aurez la vérité des comptes.
C’est pas besoin d’être un grand génie ou un grand financier ou un grand expert comptable, il y en a ici que je salue. Vous êtes tous finalement experts parce que la vie politique c’est plus simple qu’on croit. Pour moi, elle est faite de bon sens. Et au bout d’un certain temps, on ne peut pas prendre les électeurs et les citoyens en permanence pour un million. Donc il y a des discours d’insincérité et vous connaissez cette fin.
NOTRE PROJET DE REDRESSEMENT
Et donc on veut changer cette situation. Et on veut porter un vrai projet de redressement. On veut porter un projet de construction. On veut porter un projet d’espérance. Et d’abord, on veut remettre, oui, je commencerai par là, de l’ordre dans les comptes. Il faut dépenser moins. Et surtout, il faut dépenser mieux.
Parce qu’on ne fait pas la même chose selon par qui est utilisé un euro ou un autre euro. Il y a des euros plus utiles que d’autres. Il y a des euros qui créent de l’emploi, de la richesse, de la croissance qui permettent de financer des équipements utiles. Et puis il y en a d’autres qui ne servent à rien.
Moi, je ne serai pas le maire de cet événement où en trois jours, on va claquer 20 millions d’euros. Je ne serai pas le maire qui va financer un spectacle pour France Télévisions à 1,5 million d’euros. Je le dis très clairement. Si vous avez envie qu’on finance ces événements, c’est pas forcément pour nous qu’il faut voter.
Mais moi, je serai un maire qui sera dans une approche durable. Ce qu’on dépensera ne devra pas être gaspillé, ne devra pas être dilapidé.
MON EXPÉRIENCE AU DÉPARTEMENT
Donc, on va dépenser moins. On va gérer différemment comme je l’ai fait au département. Au département, quand j’ai pris la présidence en 2009, c’est ancien, on était un des départements les plus endettés de France. On avait beaucoup de dépenses de fonctionnement. Eh bien, on a tout inversé. On a diminué la dette, cerise sur le gâteau, on a baissé par deux fois la taxe foncière. Et on a continué à investir en accomplissant nos missions. Donc, c’est possible.
ARRÊTER LES DÉPENSES INUTILES
Demain, on veut cette nouvelle organisation, arrêter avec les dépenses inutiles, fastueuses. Demain, avec nous, il n’y aura plus, je le dis, 300 agents à la direction de la communication. 300. C’est quasiment autant que les policiers municipaux. À la direction de la propagande, comme aurait dit ma grand-mère. Mais c’est un peu ça, quand même.
Voilà, on n’aura plus des millions d’euros d’achat d’espace dans des magazines à Paris où le directeur vient faire une vidéo de campagne pour le candidat. Allez, un million d’euros pour Le Point. Eh bien, on va arrêter ça. On va le refaire pour les Niçois.
Donc, vous savez, moi, je ne suis pas de ceux qui disent : les collectivités je n’ai jamais essayé. J’ai géré des collectivités et je sais comment les gérer. Je dois vous dire qu’il y a des marges de manœuvre et qu’aucun d’entre vous, dans votre foyer ou dans votre entreprise, vous ne gériez rien comme ça. Parce que quand c’est l’argent des autres, il n’y a pas de limite. Eh bien ça, on va revenir au bon sens.
LE RESPONSABLE DES FINANCES
Parce que vous disiez que la politique, le premier sujet, c’est remettre de l’ordre dans les comptes et avec une personne qui l’incarnera, plusieurs qui l’aideront, bien sûr. Parce que c’est le sujet du maire, c’est le sujet de ceux qui auront la stratégie économique. Mais on aura un adjoint aux finances et ce sera pas n’importe qui : Philippe Brunel, magistrat à la Cour des comptes, qui a été directeur général des services pendant 18 mois à Christian Estrosi, qui a tenté et il est en partie arrivé d’éviter la mise sous tutelle parce qu’il y avait déjà la lettre du préfet qui était signée. Et qui a été remercié lorsqu’il a dénoncé certaines malversations notamment dans la gestion des travaux de la ligne de tramway.
Il a saisi la justice contre la ville et des élus. Il sera sur notre liste et il y aura cette mission. Personne, mieux que lui, ne connaît mieux les finances de la ville de Nice et la gestion du personnel.
NOTRE ENGAGEMENT : SUPPRESSION DE L’AUGMENTATION DE LA TAXE FONCIÈRE
Vous savez le diagnostic, vous savez avec qui et on aura une mesure phare. Et notez-le bien, comme ça vous ne regretterez pas d’être venu ce soir à l’invitation d’Elif au moins pour ça. C’est que le 24 avril, si nous sommes élus, nous serons élus au 2ème tour le 22 mars, élection du maire le 27 mars, on convoquera immédiatement un conseil municipal pour améliorer la nouvelle gouvernance et pour voter un nouveau budget rectificatif. Et je m’y engage ce soir solennellement, droit dans les yeux, et c’est irrévocable : le 24 avril, on supprimera l’augmentation de la taxe foncière de 2024. On reviendra au taux de 2023.
Donc vous prenez votre feuille d’impôt 2023, regardez les taux, et vous vous dites : c’est pas mal. Parce qu’on aura gagné 500, 1000 euros, une villa c’est 1500, un 3 pièces en centre-ville c’est 500 euros d’augmentation d’impôt. C’était énorme quand même ce débat. Voilà premier sujet.
LA SÉCURITÉ : REMETTRE DE L’ORDRE DANS LA RUE
Le deuxième, les 100 premières heures, c’est celui de l’ordre dans la rue. On voit bien aujourd’hui combien notre ville a évolué et elle n’a pas évolué dans la bonne direction, vous le savez. Alors on voit aujourd’hui combien la situation se dégrade. Je le dis sous le contrôle d’Olivier Richier, parce que ce sont les pompiers qui assurent nos interventions quand quelqu’un est blessé.
Il y a eu 98 personnes hospitalisées par nos pompiers l’année dernière, blessées à l’arme blanche dans les rues de Nice. 98. Il y en a 8 qui sont mortes, 6 qui ont été tuées, 6 par arme à feu, 2 par arme blanche. Il y a eu aussi, bien sûr, ces drames terrifiants que nous n’oublions pas. On connaît la douleur des attentats quand même. Notre ville a été touchée et c’est extraordinaire. La place Masséna, devant la synagogue, a eu ce traumatisme.
LES DRAMES RÉCENTS
Mais n’oublions pas les drames récents : cet incendie au Moulins. 7 morts dont 3 enfants terrifiants, allumé par des narcotrafiquants. La fusillade au Moulins, 2 morts, 5 blessés graves le 2 octobre dernier. Et puis, cette jeune femme assassinée la semaine dernière, il y a 15 jours, devant son bébé, avec un couteau de boucher. Et aussi, ce qui pour moi relève d’un acte de barbarie terrifiante, cette vieille dame de 90 ans, violée chez elle, boulevard de la Madeleine, par un étranger en situation irrégulière.
Ce n’est pas la question qu’il soit étranger, c’est la question qu’il était en situation irrégulière dans notre pays, qu’il avait été identifié par l’État, qu’il bénéficiait d’une OQTF, qu’il avait été même condamné quelques jours auparavant et qu’il était sous assignation à résidence, et que l’État, le gouvernement plutôt, ont été incapables de faire respecter la loi.
UN CLIMAT DÉGRADÉ
Donc cette situation, elle traduit quoi ? Elle traduit un climat qui s’est considérablement dégradé. Moi, je le dis très clairement, j’ai pas envie que demain, notre ville soit comme Marseille, parce que ça avance, ça progresse. Pourquoi il y a ces fusillades au Moulins ? Parce que ce sont des gens de Marseille qui veulent gagner les points de deal et les points dignes. Et c’est ça là. C’est ça l’enjeu d’aujourd’hui.
On peut changer la donne. Bien sûr, tout ne relève pas de la compétence du maire. Bien sûr, il y a l’impuissance de ceux qui nous gouvernent. Ont introduit au plan national, depuis 2012 avec Monsieur Hollande, depuis 2017 avec Monsieur Macron, le laxisme judiciaire, la mansuétude vis-à-vis de l’immigration illégale. On a laissé rentrer chaque année, ce sont les chiffres de 2025, 550 000 étrangers dans notre pays chaque année. On a laissé prospérer la délinquance. On n’a pas créé de places de prison, on n’a pas créé d’établissements pour mineurs, on n’a pas expulsé ceux qui devaient être expulsés parce qu’ils n’avaient plus rien à faire sur notre territoire.
C’est la loi qui le dit, c’est pas une question d’humeur, d’opinion, c’est la loi qui le dit. Quand on est rentré illégalement, et quand a fortiori on a commis un délit dans notre pays, on n’a plus rien à y faire. Tout ça n’a pas été fait. Et ça traduit aussi un sujet majeur.
CE QU’ON PEUT FAIRE AU NIVEAU LOCAL
Alors oui, nous voulons remettre de l’ordre, nous voulons le faire avec des dispositions nationales, c’est le débat l’année prochaine sans doute, mais on peut changer les choses au plan local. On ne peut pas tout faire, mais on peut faire beaucoup mieux.
On a une police municipale, on nous dit 1500, chaque jour c’est l’inflation, c’est comme les petits pains, ils sont multipliés. On est parti de 500, maintenant on est à 1500 dans les tracts. Je ne sais pas combien on va finir. En réalité, il y a 300 policiers qui ont un matricule à Nice. Il y a ensuite 150 ASVP, très bien, ils n’ont pas les mêmes prérogatives, ils n’ont pas les mêmes pouvoirs. Et en réalité, il y a 50 policiers municipaux par jour dans la rue.
DOUBLER LA PRÉSENCE POLICIÈRE
Donc nous voulons doubler la présence policière municipale par jour. Nous voulons diriger différemment la police municipale. Aujourd’hui, elle est désorganisée, elle a une multitude de directeurs, elle a des pressions d’une direction politique qui sont incompétentes pour la police municipale.
C’est pour ça, au-delà de nos objectifs sur la police municipale, sur le fait que nous voulons des logiciels d’intelligence artificielle pour regarder les caméras. C’est bien les caméras, c’est des éléments positifs. Mais essayez de m’écouter, ça me fait dire que je suis lourd. C’est un bon sinistre, bon film.
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET CAMÉRAS
Bon, je disais, les caméras, c’est bien. On en a 4000, j’ai vu que le maire sortant voulait en faire 10 000. Pourquoi pas ? On va chiffrer tout ça, mais pourquoi pas ? Mais aujourd’hui, vous savez qu’il faut 100 policiers municipaux pour surveiller les caméras. Nous, demain, on va aller vers l’intelligence artificielle pour regarder tout ça. Pour que les gens soient sur le terrain.
J’évoquais la direction de la communication tout à l’heure. Ceux qui font la com, la propagande, je suis pas sûr qu’à part vous taper dessus, ils aient une autre compétence. Je suis pas certain qu’on puisse les mettre à la police municipale. Mais on pourra mettre leur poste budgétaire à la police municipale. Et eux, je suis pas sûr qu’ils soient très utiles. Donc, on fera des économies et on mettra l’argent sur la police municipale.
Donc, il faudra qu’on double les effectifs sur le terrain.
RÉCLAMER DES MOYENS À L’ÉTAT
Après, il nous manque 250 policiers nationaux. Moi, je veux aussi qu’on puisse réclamer justice. Quand, sur la dernière sortie d’école de police, il y a deux policiers affectés à Nice et 49 à Marseille, je me dis qu’il y a un petit sujet. Quand on n’a pas de centre pour mineurs délinquants. Quand on n’a que 30 places pour expulser les étrangers clandestins, alors qu’il en faudrait 150. Quand, dans notre prison, il y a beaucoup d’avocats ici, on est en sur-capacité carcérale. Dans une situation même indigne, en termes de droits de l’homme humainement, mais en termes de réponse pénale, ces équipements qui relèvent de l’État, pourquoi le maire qui a été le plus grand ami de M. Macron, quand même, n’a pas été capable de les obtenir ?
Bon, je ne sais pas ce qu’il a obtenu en Sommet de la Paix. Ça n’a pas révolutionné la vie des Niçois, quand même. Moi, j’aurais préféré qu’il y ait le Sommet de la Sécurité. Qu’il ait des policiers plutôt que d’avoir leurs gars ramassés sur le port, quand même. C’est ça, la réalité des choses. Donc, à un moment, il faut dire les choses.
LE RESPONSABLE SÉCURITÉ
Et sur la sécurité, qui va s’en occuper ? Je vous le dis ce soir. Qui va s’en occuper ? C’est le préfet François Souliman qui était jusqu’à maintenant en charge de la sécurité du Sommet des chefs d’État, les plus grands chefs d’État au monde, des sept plus grandes nations qui ont eu lieu à Évian au mois de juin. Ce n’est pas n’importe qui. Ça sera quand même mieux que ceux qui s’en occupent aujourd’hui. Je ne vais pas dire de nom pour ceux qui les connaissent. Ça ne mérite pas trop de publicité.
Voilà, on aura quelqu’un ici.
S’OCCUPER DES NIÇOIS
Encore de l’ordre dans les comptes, de l’ordre dans la rue. Quand on aura mis en place ces deux préalables, ce que je veux, c’est qu’on s’occupe de vous. Qu’on s’occupe des Niçois. Je l’ai dit tout à l’heure. On a un très beau projet. On est en train de le finaliser avec toutes les équipes qui m’entourent. On va s’occuper des Niçois.
Moi, je ne peux pas entendre ce discours. Le maire sortant me dit : j’ai fait trois mandats. Le quatrième, je vais m’occuper des Niçois. Ben oui. Nous, on va commencer dès le premier. Nous, on va commencer dès la première minute à s’occuper de la vie des Niçois.
CRÈCHES ET ÉDUCATION
On va s’occuper, je l’ai dit tout à l’heure, un peu, mais j’y reviens. Je pense que les jeunes couples qui veulent avoir un enfant, ils n’ont pas de mode de garde en qualité suffisante. Les parents qui ont des élèves les envoient dans des écoles. Au mois de juin dernier, quand il y avait la canicule, la mairie dit : récupérez vos élèves. Il fait trop chaud. Et on sait que ça va se réchauffer. Il ne faut pas être devin pour savoir que le défi climatique va continuer. Il faut s’y adapter.
Aux États-Unis, dans les pays du sud, toutes les écoles sont climatisées. Il faut climatiser nos classes. Autrement, évidemment, ils ne supporteront plus les cours. D’autant que l’hiver, dans certaines écoles, comme celle de Borriglione, je l’avais vu encore récemment, il faisait 12 degrés parce que le chauffage ne marchait pas.
Voilà. Donc, il faut cette proximité.
ÉQUIPEMENTS SPORTIFS ET CULTURELS
Ensuite, il faut une politique d’équipement sportif, culturel. Il faut une politique pour le logement.
LE LOGEMENT
Nous, comment on va faire pour le logement ? On manque de logements à Nice. On manque de logements abordables. Alors, j’entends certains qui disent, on va s’attaquer, on va interdire les Airbnb. Moi, c’est pas ma logique. Je le dis très clairement. Pourquoi ? Parce que d’abord, je crois à la liberté économique. Et je crois aux droits de propriété.
Donc, chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut de son bien. On nous prélève suffisamment, y compris au moment d’héritage de droits confiscatoires, au moment des impôts locaux, au moment des impôts nationaux. Quand on a un appartement qu’on veut louer, je dis le propriétaire, c’est quand même un droit fondamental. Et de quel droit ? Un maire va dire : toi, tu n’as pas le droit de louer ton appartement.
FAVORISER LA LOCATION LONGUE DURÉE
Au lieu d’interdire, favorisez ceux qui louent à longue durée. Moi, je préfère naturellement qu’on loue à des salariés, à des actifs, à des policiers, à des infirmiers, à des gens qui travaillent sur une longue durée. Mais pour qu’on leur loue, encore faut-il qu’on arrête de taper sur le propriétaire, qu’on arrête de l’imposer à tour de bras, d’augmenter les impôts, d’empêcher l’expulsion de locataires qui ne paient pas leur loyer. C’est tout ça qui est aberrant. Il faut inverser ces logiques.
VENDRE LES LOGEMENTS HORS MÉTROPOLE
Mais sur le logement, j’aime bien être un spécialiste du logement, Denis Bossidi, on en a beaucoup parlé. Nous, ce qu’on va faire, comme Azur Habitat, l’organisme HLM, qui gère les logements sociaux, il possède aujourd’hui 22 000 logements dans les Alpes-Maritimes, dont 7 000 hors de la métropole. Les 7 000 hors de la métropole, on va les vendre à d’autres bailleurs sociaux, ceux d’Antibes, ceux de Grasse, ceux de Cannes, ou à des organismes nationaux, voire aux personnes qui habitent dans ces résidences.
Le gain, c’est 500 millions d’euros. Entre 4 et 500 millions d’euros, si on se débrouille bien. Jean-Pierre et Jean-François, on est des meilleurs. Ces 500 millions d’euros, qu’est-ce qu’on va faire ? On va construire des logements abordables. On va débloquer certains lieux où il faut construire, où on peut construire, on a besoin de logements. Et on va rénover l’état de logements qui sont aujourd’hui indignes.
Donc on aura une grande politique pour le logement, parce que l’école, c’est essentiel, le logement, c’est capital.
LA SANTÉ
L’hôpital aussi, c’est la santé. Est-ce qu’on croit que c’est normal que le maire de Nice qui préside le conseil de surveillance du CHU, n’y soit jamais allé et délègue au 27ème adjoint du conseil municipal ? Et aujourd’hui l’hôpital, vous voyez dans la presse, est en crise. Il y a des personnels en souffrance terrible. Et vous allez à l’hôpital, quand malheureusement, on a tous été confrontés pour nos enfants, pour nos parents, pour soi-même, vous allez aux urgences. C’est quoi ces 7-8 heures d’attente aujourd’hui ? Et on nous dit, tout va bien. Ça va pas bien.
Je vois que le chef du service des urgences est sur la liste du maire, il aura beaucoup à faire d’ailleurs pour expliquer cette situation.
RÉORGANISER LA SANTÉ
Donc nous avons aussi un programme sur la santé. Il faut réorganiser le mental, il faut mieux gérer l’hôpital. C’est 500 millions d’euros de dette à Nice aujourd’hui, 50 millions d’euros de déficit par an. On n’a plus de médecins de quartier, donc c’est tout ça qu’il faut reprendre. Mieux gérer l’hôpital, avec des lits ouverts qui permettent de désengorger les urgences, des centres médicaux qui permettent avant d’aller dans ces centres avant d’aller aux urgences.
Voilà, mais on aura avec le professeur, je vous le dis, chaque fois qu’il va le gérer, il y aura le professeur Baquet, il y aura le professeur Castillo, il y aura des médecins généralistes, il y aura le docteur Juliette Raffort qui vont gérer ces problématiques sur l’hôpital, sur la santé.
LA MÉDECINE LIBÉRALE
Parce que ça c’est essentiel aussi, d’avoir aussi l’offre de santé privée. Parce que moi, je crois aussi en la mixité, en la médecine libérale, on a besoin de soutenir nos médecins libéraux. Je me suis battu pour eux, avec Bernard on s’est battu à l’Assemblée nationale tout un week-end pour qu’on arrête de taper et de prélever sur nos médecins. Parce que comme pour les propriétaires, je crois à la liberté économique. Et ça c’est essentiel.
LE SPORT ET LA CULTURE
Vous voyez, on touche à ce qui est essentiel dans la vie. Après il y a ce qui pourrait pour certains apparaître accessoire, le sport, la culture. C’est aussi l’essentiel. C’est ce qui permet l’épanouissement personnel.
LA DESTRUCTION DU THÉÂTRE
On manque cruellement d’équipement culturel. Détruire le théâtre sincèrement, pour faire 400 mètres carrés au sol sur des dalles de béton, des plaques de gazon artificiel. On a détruit un théâtre à 120 millions d’euros, deux salles de théâtre, et on a mis un chapiteau sur le parking Moulins pour 8 millions d’euros.
On est passé de 11 000 abonnés à 1000 abonnés. C’est sûr que pour aller au théâtre le soir au Moulins, c’est en soi une aventure déjà. Vous prenez le tramway, vous vous arrêtez à la gare de Nice, vous traversez le quartier, si vous arrivez dans la salle vous regardez le spectacle. Il y a les gradins qui bougent parce qu’ils sont en mauvais état, ça fait du bruit, il fait froid parce que c’est un chapiteau, il fait chaud l’été, vous repartez, vous reprenez le tramway, s’il est à l’heure, et vous rentrez chez vous. Allez, bonjour l’aventure du soir. Vous êtes allés au théâtre, mais généralement les gens plutôt aisés vont au théâtre, on est 1000 abonnés aujourd’hui au théâtre à Nice. Ça je ne veux plus qu’on soit la seule.
AUCUN THÉÂTRE DÉTRUIT EN FRANCE
Vous savez, sur les 30 dernières années, aucun théâtre n’a été détruit en France. C’est Madame Bachelot qui a autorisé la destruction du théâtre avec une lettre mensongère parce que la condition d’autoriser la destruction c’était qu’on construise trois salles. Il y en avait notamment une de 700 places sur place à Acropolis. Quand le théâtre, la dernière pierre est partie en poussière, on a dit, oh là là, ah mais non Acropolis, le plafond est trop bas, on ne peut pas faire la salle. C’est une escroquerie publique ce qui a été fait.
NOTRE PROJET CULTUREL
Donc nous, on va reprendre la politique culturelle. Moi je ne me résume pas à ce que le Mamac soit fermé de façon quasi définitive aujourd’hui. On ne sait pas ce que va devenir le Mamac. On nous dit 50 ans de fermeture, vous pensez une école de dix quand même. Quel est le grand événement, le grand concert culturel à Nice ? Quelles sont les salles culturelles dans les quartiers ?
Je le dis devant Auguste Vérola qui est notre formidable vice-président à la culture au département. Bien nous demain, projet clair aussi, c’est très précis, c’est chiffré, on sait qui va le faire, on sait où on va le faire. On va faire le théâtre à la gare du sud. Ce ne sera pas le théâtre avec les normes actuelles, mais on va faire une salle de théâtre magnifique à la gare du sud qui réhabilitera aussi ce quartier.
LA GARE DU SUD
Là on nous dit la gare du sud, là aussi. Deux fois qu’on y est, qu’on se trompe. Le dernier exploitant, on vient de reprendre le bail pour 14 millions d’euros. J’ai entendu quand j’ai dit que moi je voulais faire le théâtre, qu’il y avait un projet pour faire un espace culturel. Très bien. C’est quoi l’espace culturel ? On va y mettre un kiosque à journaux. Ça fait 14 millions d’euros, ça fait cher le journal.
Voilà. Ambition culturelle, ambition sportive.
LES JEUX OLYMPIQUES 2030
Je dis un mot sur les JO aussi. Je ne suis pas contre les JO. Au contraire, que des JO de 2030 aient lieu à Nice. Très bien. Pour autant, de limiter. Qu’on ne dépense pas n’importe quoi et qu’on ne grigne pas 100 millions, 200 millions d’argent du contribuable niçois.
Quand avec Jean-Pierre on voit dans le projet de JO, il y a l’utilisation provisoire pour 15 jours quand même. Qu’on mettrait deux patinoires dans le stade Allianz Riviera. Qu’on va couvrir le stade. Provisoire, hein. Ça coûte 80 millions d’euros. On ne fera pas. On l’a dit, on ne fera pas. C’est clair.
NOTRE CONTRE-PROJET POUR LES JO
Quand on fait une patinoire, bien, que ce soit utile. 220 millions d’euros à côté du stade. Sur les rares parkings où il y a le stade aujourd’hui. Le stade est magnifique, mais il y a un problème, il n’y a pas de parking. Donc, on va construire une patinoire qui coûte 200 millions d’euros avec 10 000 places. Je ne suis pas persuadé qu’il y ait 10 000 spectateurs à chaque match de hockey à Nice. À côté de l’Allianz.
Voilà. Donc, à un moment, nous on a fait un contre-projet de dire on fera une patinoire provisoire dans le palais des Expos. Et ensuite, on en fera un palais des expositions. En plus, il sera financé par les Jeux Olympiques. Parce qu’au jour de la mémoire, ça a été fait. En 2000, Jacques Peyrat était maire. On avait la Coupe du monde patinage artistique. Et quand on était enfants, je crois que chaque année il y avait Holiday on Ice au palais des Expos.
Donc, j’ai entendu un grand stratège municipal dire ah, le plafond ne comprend pas, le poids de la glace ne peut pas aller sur le palais des Expos. En 2000, il y avait le poids de la glace parce que la glace, elle n’a pas de prise de plus en plus. Et on a fait un palais des expositions.
Donc, on fera ça. On le fera au palais des Expos, on fera le village olympique non pas dans la plaine du Var mais sur la caserne Auvare. On transformera après en résidence étudiante juste à côté de Saint-Jean d’Angély. Et on rénovera Jean-Bouin.
Donc, ça on le fera à minima 70 millions d’euros moins chers pour le contribuable que ce qui est prévu. Et on aura de beaux équipements. On a un palais des expositions, un village pour les Olympiques transformé en cité universitaire à côté de Saint-Jean d’Angély.
Voilà ce qu’on veut faire sur ce sujet sportif.
LA CIRCULATION
Je pourrais vous en dire plus mais en gros, il y a aussi des enjeux importants sur la vie quotidienne. La circulation, peut-on dire qu’on circule normalement. Moi, je veux être un maire d’équilibre. Je ne veux pas opposer les uns contre les autres. Ce n’est pas le conducteur de trottinette contre l’automobiliste ou le vélo contre la voiture. Chacun peut exprimer ce dont il a envie. Il y a des évolutions. On recourt plus au vélo qu’il y ait de plus de pistes cyclables. Très bien.
Mais arrêtez de croire qu’on est à Paris. Il y a quelques collines chez nous. Il y a Monchovet, il y a les Hauts, il y a Babour, il y a Cimiez. Il faut des bus pour monter normalement. Il y a le vélo électrique mais on n’a pas une station métro tous les 500 mètres. C’est la règle à Paris. Donc, nous n’avons pas à avoir la politique de Madame Hidalgo. On l’a déjà vu sur la dette. Arrêtons de l’avoir sur le vélo.
Il faut des pistes cyclables. Très bien. Mais quand on ferme le boulevard Barbet, quand on bouche le Bouchicane, on a déjà débouché le Bouchicane. Personne ne s’en plaint. J’ai mené ce combat avec le comité de quartier. Merci à eux d’avoir réglé cette situation. Ça ne s’est pas fait tout seul dans une édition.
NE PAS BOUCHER TOUTES LES RUES
Ce que je veux dire aujourd’hui, c’est qu’on n’est pas obligé de mettre dans toutes les rues parallèles des arbres en béton pour boucher des voies de circulation. Demain, le colonel qui est là, le colonel qui est le chef des pompiers, quand il n’y a plus de voies de circulation, si c’est bouché, nos pompiers ne peuvent pas passer. Ils ne peuvent pas passer.
Il y a cette question de la circulation. Et puis, la circulation, ça implique quoi ? Ça implique aussi le stationnement. Parce que si on ne peut pas aller en centre-ville, et surtout si on ne peut pas s’y stationner, ça conduit à quoi ? Plus personne ne rentre dans la ville. Et c’est un drame pour nos commerçants, nos petits commerces, nos restaurateurs. Et on a l’effondrement du petit commerce à Nice. Et une ville sans commerce, c’est une ville qui est en danger.
STATIONNEMENT GRATUIT
Et c’est pour ça qu’on voudra remettre des places de stationnement, on voudra mettre 2 heures de stationnement gratuit. Comme à Cannes, vous ne savez pas, le modèle, c’est Cannes. C’est une ville bien gérée. Qui a abaissé les impôts, qui a diminué la dette, qui a baissé les dépenses, qui ne sanctionne pas les propriétaires, qui favorise le stationnement, qui a un magnifique palais des congrès, en plus, ils ont récupéré toute l’activité en termes de Nice. Parce que tous les congrès d’histoire, ils vont à Cannes, et nous on n’en a plus.
Et donc, je regarde beaucoup ce que fait David Lisnard à Cannes en matière de gestion municipale. On fera sur le stationnement pareil, 2 heures de stationnement gratuit pour aider nos commerçants.
LE PETIT COMMERCE
C’est un sujet essentiel, le petit commerce. Parce que quand un commerce se ferme, et vous vous promenez dans la rue, il y en a un sur 4, un sur 3, où il y a écrit “À céder”. Qu’est-ce qui se passe ? Ces commerces dont la valeur se déprécie sont récupérés par des mauvais commerces. Vous voyez de quoi je veux parler. Téléphonie et téléphonie, pardon. Et barbier. Pourquoi barbier ? Parce qu’ils ne font pas de services contrairement à un coiffeur. Et kebab, pourquoi kebab ? Parce qu’ils ne font pas de services contrairement à un restaurateur. Donc il y a une liberté totale d’installation.
TROUVER DE NOUVELLES RECETTES FISCALES
C’est essentiel. Il faudra qu’on aille chercher de nouvelles recettes. Moi je ne veux plus qu’on finance ce qu’on veut faire en faisant les poches des Niçois à gré. Il y a d’autres trucs. On peut faire des co-financements publics-privés. On va le lancer.
Sur le versement touristique aujourd’hui, sur la taxe de séjour, les plateformes de réservation ne paient pas la taxe de séjour. Il y a un contentieux qui est engagé par d’autres collectivités. Il y a des fonds, des créances qui peuvent être récupérées un peu partout. Il faut que l’on aille chercher d’autres recettes. C’est important.
Un juriste va envoyer tout le contentieux qui traîne déjà depuis certaines années, ce qui n’a pas été fait avant. Pour vous dire qu’on peut aller chercher d’autres recettes.
LE DÉVELOPPEMENT DE LA PLAINE DU VAR
Il y a un grand projet de développement d’aménagement de la plaine du Var. La plaine du Var est le dernier espace où on peut attirer des entreprises, des grandes entreprises internationales notamment sur le site du marché international.
Sincèrement, on est tous des Niçois, on aime tous Nice. Ce qui a été fait dans la plaine du Var, est-ce que c’est beau ? Vous regardez ces constructions autour du Carré d’Or, vous regardez cet immeuble de verre, on dirait un silo à grain. Je me suis demandé ce que c’était. C’est une résidence pour les étudiants. Mais la réalité elle est là. Il fallait faire du beau. Il faut arrêter d’avoir une incohérence urbanistique.
ATTIRER LES ENTREPRISES POUR CRÉER DE NOUVELLES RECETTES
On n’a pas de place de village. Donc ce lieu, il nous permettra d’attirer des entreprises et donc d’avoir des recettes nouvelles qui ne passeront pas par augmenter ce qui pèse déjà l’impôt beaucoup trop lourd aujourd’hui.
Voilà à grands traits quelques-unes des mesures que l’on veut porter.
LA DIMENSION POLITIQUE NATIONALE
Sachant que cette élection sera aussi un peu l’élection politique. C’est la première fois que vous voterez depuis 2024. Qui peut dire que notre pays se porte bien aujourd’hui ? Qui peut dire qu’on a progressé depuis 2024 ? Qui peut dire que le choix qu’a fait Christian Estrosi de soutenir M. Macron et de faire alliance avec le Nouveau Front Populaire en 2024, puisqu’il a quand même appelé à voter pour le candidat du Nouveau Front Populaire contre Bernard Brochand dans sa circonscription, était le bon pour le pays ?
Ça nous a amené le chaos à l’Assemblée nationale. Le choix que j’ai fait, notre choix, vous le connaissez. Certains me l’ont reproché et je crois que les jours qui passent montrent qu’il n’y avait pas vraiment d’autre solution si on veut le redressement de notre pays. En tout cas je l’assume.
MON CHOIX EN 2017
Et moi en 2017, vous savez, j’ai soutenu François Fillon jusqu’au bout. Christian Estrosi a soutenu Emmanuel Macron avant le premier tour de l’élection. Je ne sais pas qui s’est trompé. En tout cas quand on voit comment a évolué notre pays depuis 10 ans, même en faisant un effort d’objectivité : l’inflation, la dette, la baisse des services publics, l’insécurité, l’immigration galopante.
Voilà, il n’y a pas un domaine où on peut dire : ah là quand même il y a eu du progrès. Je le dis, à Nice il y a quelques sujets où ça a fonctionné, mais au plan national je pense que c’est quand même une immense catastrophe industrielle pour notre pays. Et donc il y a des gens qui se sont trompés et il faut aussi dire à ce moment que c’est aussi un choix politique.
PREMIÈRE ÉTAPE POUR CHANGER LE PAYS
Pour dire que c’est la première étape pour que ceux qui nous gouvernent, qui gouvernent le pays si mal aujourd’hui, soient envoyés un peu à leurs études ou envoyés à la retraite.
Voilà mes amis ce que je voulais dire. Parce que j’ai aussi des convictions et je ne m’en excuse pas. Je suis un homme de droite, je l’assume. Ma liste elle sera sans étiquette, mais bon il y aura quand même beaucoup plus de gens qui pensent comme moi. C’est comme le poisson blanc, ce n’est pas la majorité du genre.
UNE ÉQUIPE DE COMPÉTENCES ET DE VALEURS
Mais ce que je veux dire c’est que notre liste elle sera faite d’hommes et de femmes de compétences, de valeurs, d’expériences qui porteront le meilleur projet. Mais pour autant, moi je ne suis pas un administratif. Je ne serai pas le premier des administratifs. Je suis un élu au sens noble du terme pour le temps voulu par la démocratie. Si vous ne voulez plus, il faut changer.
Et j’ai des idées, j’ai des convictions, j’ai des valeurs. Je les ai défendues et je n’ai jamais changé. Et je pense chaque jour qui passe que si on avait appliqué ces valeurs, eh bien notre pays se porterait beaucoup mieux qu’il ne se porte aujourd’hui.
LES ENJEUX DE CETTE ÉLECTION MUNICIPALE
Voilà les enjeux de ces élections municipales. Vous avez les cartes en main. Moi je vous dis sincèrement : osez le changement. Il n’y a aucun risque à changer. Vous savez ce que vous avez eu. On ne peut que mieux faire. On ne peut que mieux faire. On a une meilleure équipe et de loin, c’est pas de la fanfaronnade. On a le meilleur projet.
40 ANS DE POUVOIR
Et puis quand même, Christian Estrosi a été élu au conseil municipal, Gilbert Marie je ne sais pas s’il y était, il devait déjà être là, en mars 1983. Mars 1983. S’il devait être réélu, je pense que vous allez comprendre, au contraire ça nous conduirait en mars 2033. 50 ans. Mais qui peut dire qu’on est aussi performant dans une organisation, dans une entreprise après 50 ans ?
Il n’y a pas de risque à changer.
APPEL À LA MOBILISATION
Alors mes amis, si vous êtes convaincus, on a besoin de vous. Portez ce message partout. Convainquez des amis, des relations de travail, des membres de votre famille. 1, 2, 10, 20, autant que vous pouvez. Je sens une vraie dynamique dans cette ville. Je sens cette envie de changement.
NOUS CONTRE LEUR MACHINE
Et on a une armée contre nous. On a une armée qui est payée par vous. En parlant de valeur, on voit tous les jours les campagnes, les achats de pages dans Nice-Matin, les inaugurations qui se multiplient. Tout ça c’est vous qui payez.
Eh bien voilà, nous, nos atouts c’est vous, ce sont nos convictions, nos valeurs, c’est l’amour de Nice.
CONCLUSION : LE MEILLEUR EST À VENIR
Voilà sincèrement, je crois que le meilleur est à venir si vous vous battez, si on se bat. Et on va gagner pour Nice et pour notre région.
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