Débat des municipales de Nice – BFM TV, Villa Massena
Animé par Marie (présentatrice principale), Laurie Canac et Nicolas Gallip (BFM Nice). Yves Tréard rejoint le plateau en seconde partie.
Candidats présents :
– Christian Estrosi – Maire sortant, candidat Horizon soutenu par Les Républicains
– Éric Ciotti – Candidat UDR, soutenu par le Rassemblement national et Écologie au centre
– Mireille Damiano – Candidate du Mouvement citoyen Viva, soutenu par La France Insoumise
– Juliette Chanel-Leroux – Candidate écologiste, soutenue par la gauche unie et les écologistes
Ouverture et présentations des candidats
Présentatrice : Bonsoir à tous. Ravie de vous retrouver en direct de Nice ce soir. Nous sommes à la Villa Massena, lieu emblématique à quelques mètres de la promenade des Anglais. Météo orageuse aujourd’hui sur Nice, un peu à l’image de cette fin de campagne. Ce débat des municipales à Nice était initialement prévu lundi soir dernier, mais en raison de l’actualité au Moyen-Orient, BFM TV a pris la décision de le décaler à ce soir. Jamais une élection à Nice n’avait suscité autant d’intérêt. Jamais un scrutin n’aura été autant disputé dans un climat de tension, de brutalité aussi rarement atteint.
Mireille Damiano : Bonsoir. Je suis née à Nice d’un grand-père italien. J’y exerce depuis 40 ans en qualité d’avocate et syndicalement engagée. Derrière Nice et sa carte postale, on a une personne sur cinq qui vit en dessous du seuil de pauvreté. On a 1 200 personnes à la rue, des enfants. On a 28 000 familles qui attendent un logement social. Des loyers qui explosent et une gestion opaque et autocratique. M. Estrosi, je vous dis responsable de cette situation. Le moment est grave : 5e ville de France qui risque de passer à l’extrême droite. C’est ce combat qu’on porte avec Nice Front Populaire pour une ville plus juste, solidaire et apaisée.
Juliette Chanel-Leroux : Bonsoir. Je suis ingénieure, j’ai travaillé dans l’industrie locale, d’abord à Texas Instruments puis dans l’aérospatiale. J’aime Nice, j’aime sa beauté, sa lumière, ses habitants. Mais je connais l’envers de la carte postale : le coût de la vie, les logements trop chers, la pollution qui tue 500 personnes par an, et surtout les affaires qui dégradent l’image de la ville. Voilà deux mois que MM. Estrosi et Ciotti s’envoient des invectives, et ce sont les Nissois qui en pâtissent. Je suis fière de proposer une alternative à cette guerre fratricide avec l’union de la gauche et des écologistes.
Christian Estrosi : Je vous remercie d’organiser ce débat. Je dis bonsoir à la France. Cette ville que j’ai voulu transformer tout en lui gardant son authenticité, reconnue sur la scène nationale et internationale, a une croissance économique constante. Je regrette que nous nous retrouvions pour la première fois dans une campagne qui nous ramène à des manipulations, à de la délation, à des atteintes personnelles qui me paraissent extrêmement graves. Je souhaite que ce débat nous permette de nous tourner vers les projets d’avenir de notre cité.
Éric Ciotti : Merci. Le débat en démocratie, c’est le moment clé, c’est le moment où l’on confronte les projets. Je porte un projet d’espérance pour Nice, un projet d’alternance, parce que le système en place depuis 18 ans – depuis 43 ans même de présence au Conseil municipal – gouverne par la division, par la peur, par une forme d’emprise sur la ville. Je veux un projet positif, un projet heureux qui change le destin de Nice demain.
Situation au Moyen-Orient et ses conséquences pour Nice
Présentatrice : Nous allons interroger les candidats sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient, notamment pour nos ressortissants bloqués sur place. Christian Estrosi, combien de Nissois sont encore bloqués sur place et que fait la ville pour les aider ?
Christian Estrosi : Nous avons près de 350 à 400 ressortissants qui se trouvent soit à Dubaï, soit à Tel Aviv, soit à Ben Gourion et qui sont coincés. Nice est la seule ville de France à avoir mis en place une cellule de crise qui communique avec eux et avec le Quai d’Orsay, pour les prendre en charge sur les vols qui pourraient décoller. Nous les suivons avec les consulats et les ambassades sur le terrain.
Nicolas Gallip : Sur le rôle de la France au début des frappes, Emmanuel Macron avait déclaré que la France n’avait été ni prévenue, ni informée. Est-ce que nous avons réagi trop tard ?
Mireille Damiano : On vit une situation particulièrement inquiétante. Je suis extrêmement attachée au droit international humanitaire. Les populations civiles sont au premier plan, tant en Iran qu’au Liban. J’aurais souhaité une condamnation forte de ce type d’intervention qui broie le droit international. Sur l’accueil des réfugiés, je suis la première à travailler sur l’immigration et l’accueil des migrants : il faut accueillir extrêmement largement, de manière égalitaire.
Éric Ciotti : La menace est permanente. Nous sommes toujours dans le degré maximal de vigilance pour nos forces de sécurité. Je pense au peuple iranien, ce peuple magnifique issu de cette civilisation perse. J’ai pris l’initiative que demain, si les Nissois me font confiance, nous portions le nom de Macha Amini dans une artère principale de Nice.
Christian Estrosi : Lorsque nous voyons les manifestants qui ont ce courage extraordinaire, nous ne pouvons que nous réjouir que le guide suprême soit tombé. En même temps, nous voyons les conséquences pour nos concitoyens qui souffrent du pouvoir d’achat, avec la montée du gaz, du pétrole, de l’électricité. La France doit être extrêmement vigilante, et nous devons l’être, nous, collectivités.
La campagne électorale : violence, manipulations et « affaire » de la tête de cochon
Présentatrice : Jamais une campagne municipale à Nice n’aura été aussi violente. Le 27 février, une tête de cochon a été retrouvée devant votre domicile, M. Estrosi, avec une affiche sur laquelle figurait une étoile de David. Deux personnes viennent d’être mises en examen. Vous dénoncez une barbouserie. Pourquoi ?
Christian Estrosi : C’est clair, il s’agit d’une barbouserie. Lorsque nous sommes rentrés avec mon épouse et que nous avons vu cela sur notre portail, le choc a été extrêmement violent. Je remercie l’enquête menée par le procureur de la République. Je veux faire confiance à la justice, qui dira toute la vérité sur cette affaire dans un temps qui sera révélateur.
Présentatrice : Comment expliquez-vous les dizaines de coups de fil entre l’une de vos collaboratrices et l’un des interpellés ?
Christian Estrosi : Je veux dire à ma collaboratrice toute la confiance que j’ai en elle. Parmi les centaines de gens qui se précipitent vers nos permanences, il se trouve une tentative d’infiltration qui a été opérée auprès d’elle. Je veux vraiment la remercier d’avoir été un témoin qui contribuera à ce que la vérité soit faite par la justice.
Éric Ciotti : Je veux condamner cet acte qui est ignoble et abominable, et je l’ai fait dès la première seconde. Mais la presse a émis une autre hypothèse, celle d’une manipulation qui ressemblerait, pour les plus anciens, à l’attentat de l’Observatoire en pleine campagne électorale. Ce n’est ni l’équipe de Mme Chanel-Leroux, ni celle de Mme Damiano, ni la mienne qui étaient en contact avec l’un des mis en cause. Je fais confiance à la justice, mais attention aux manipulations.
Christian Estrosi : Lorsque j’entends ces propos de M. Ciotti, je suis une victime de manipulation, de tentative d’infiltration, de déstabilisation, qui fait suite à une campagne de violence de la part des équipes de M. Ciotti. L’ultra-droite de M. Pierre-Édouard Serin a parmi elle des gens qui sont engagés dans la xénophobie, l’antisémitisme, le racisme, la cybercriminalité.
Éric Ciotti : M. Estrosi est adepte du contrefeu. Dès qu’il a une difficulté, il crée un nouveau contrefeu. Je veux dire à M. Estrosi : la mairie n’appartient pas à un système. La mairie de Nice, M. Estrosi, elle ne vous appartient pas. L’argent des Nissois ne vous appartient pas.
Mireille Damiano : Ce type d’altercation abîme considérablement la démocratie. Les gens que nous rencontrons se demandent s’ils vont aller voter, parce que ce spectacle abîme tous les politiques — y compris ceux qui font de la politique autrement.
Juliette Chanel-Leroux : La campagne a très mal démarré. Il y a eu trop d’invectives. C’était sale. Ce qui est arrivé avec la tête de cochon est épouvantable. On n’avait pas vu ça dans les dernières élections. Les Nissois ont besoin qu’on parle de leur quotidien, pas de querelles d’égo.
Sécurité, narcotrafic et police municipale
Laurie Canac : Nice est la ville de France avec le plus de caméras de vidéosurveillance par habitant : 4 700 sur le territoire, 1 050 dans les transports. Mais derrière ces chiffres, les opérations contre le narcotrafic ont augmenté de 24 % entre 2024 et 2025. Le narcotrafic fait des victimes collatérales, comme en octobre dernier dans le quartier des Moulins.
Nicolas Gallip : Mireille Damiano, votre position sur le désarmement de la police municipale, inscrit dans le programme de La France Insoumise ?
Mireille Damiano : Notre liste est une liste de citoyens engagés. Nous n’avons pas l’idée de désarmer totalement la police municipale. Il y a une confusion absolue entre les missions de la police municipale et de la police nationale qu’il faut d’abord clarifier. Et surtout, la carte de la pauvreté est exactement la même que la carte du trafic de drogue : il faut faire autre chose que le tout-sécuritaire.
Présentatrice : Christian Estrosi, passer de 6 500 à 10 000 caméras coûterait 120 millions d’euros selon l’Institut Montaigne. En avez-vous vraiment les moyens ?
Christian Estrosi : Elle est essentielle. Les chiffres à Nice sont plus faibles qu’ailleurs, et il n’est pas une réunion de comités de quartier où l’on ne me réclame pas plus de caméras. Lorsque je suis arrivé, il y avait 280 caméras. Nous sommes montés à 6 500. Grâce aux caméras et à l’intelligence artificielle, nous avons réussi à mettre la main sur 23 kg de résine de cannabis avant-hier soir. C’est la plus grosse prise jamais faite par la police municipale de Nice.
Juliette Chanel-Leroux : Pour moi, la sécurité, ça doit être du bleu dans la ville, des policiers dans la rue et non derrière un écran. Ce qu’il faut, c’est une police de proximité, en lien de confiance avec les habitants, dans des commissariats de quartier. Une caméra n’a jamais couru derrière un voleur : elle est utilisée après le délit. Il faut des médiateurs dans les quartiers pour récupérer les gamins déscolarisés avant qu’ils ne soient captés par les narcotraquants.
Éric Ciotti : La police municipale est mal dirigée politiquement. Je souhaite confier cette responsabilité à la préfète Françoise Souliman, spécialiste reconnue de la sécurité. Il faut augmenter les effectifs à minima de 600-700 policiers municipaux, pour avoir chaque jour au moins 100 policiers sur le terrain. Je souhaite aussi des brigades cynophiles et une tolérance zéro contre chaque incivilité : rappelez-vous Giuliani à New York. Nous manquons de 250 policiers nationaux à Nice. Nous n’avons pas de prison digne. Je veux demain une Cour d’appel pour la 5e ville de France.
Christian Estrosi : Il y a 36 bureaux pour la police municipale dans le futur hôtel de police — et non 800 comme l’affirme M. Ciotti. Et il y a 50 équipages par jour, soit 150 policiers municipaux jour et nuit. Je veux porter les caméras de 6 500 à 10 000, les effectifs de la police municipale de 650 aujourd’hui à 1 000 agents, et créer une école de police municipale sur place.
Le coût de la vie, le logement et le pouvoir d’achat
Laurie Canac : Le salaire moyen à Nice est de 2 500 euros nets par mois. Un 3 pièces en centre-ville coûte entre 1 300 et 1 900 euros de loyer. La taxe foncière a augmenté de 19,2 % entre 2023 et 2024. Le taux de pauvreté atteint quasiment 21 %, contre 14-15 % en moyenne nationale.
Présentatrice : Christian Estrosi, est-ce là une partie de votre échec après trois mandats ?
Christian Estrosi : C’est parce que nous avions beaucoup de retard que j’ai voulu que Nice devienne, au-delà du tourisme, une ville industrielle tournée vers la tech, la santé et l’intelligence artificielle. Nous réalisons aujourd’hui un chiffre d’affaires de 3,9 milliards, et nous avons gagné 25 000 emplois. Nous remontons la pente là où j’ai pris cette ville dans une situation extrêmement difficile.
Juliette Chanel-Leroux : Trois mesures concrètes. Premièrement, l’encadrement des loyers : un dispositif qui établit une gamme de loyers par quartier et par type de logement, en lien avec la préfecture — comme à Paris, où ça a eu un réel succès. Deuxièmement, appliquer la loi Le Meur contre l’industrialisation des Airbnb : il y a 14 000 logements Airbnb à Nice, ce qui pénalise ceux qui veulent travailler et habiter dans la ville. Troisièmement, agir pour les transports et d’autres mesures de pouvoir d’achat.
Mireille Damiano : Le sur-tourisme a eu pour conséquence un logement défaillant. Nice est maire hors la loi avec seulement 14 % de logements sociaux au lieu des 25 % requis par la loi SRU — soit 11 millions d’euros de pénalités l’an dernier. Il faut appliquer cette loi, construire des logements sociaux et faire de la mixité. L’Union de la métallurgie et le BTP eux-mêmes disent qu’on ne peut pas développer les PME et TPE ici parce que le logement n’est pas adapté.
Éric Ciotti : Je crois au droit de propriété. Ce n’est pas au maire de venir dicter aux propriétaires leurs loyers, comme en Union soviétique. Ce que je veux : baisser la taxe foncière — qui a augmenté de 19,2 % en une seule fois, soit 300 à 500 euros de charges supplémentaires pour un 2 ou 3 pièces. Je propose aussi de vendre les 7 000 logements sociaux situés hors de la métropole, ce qui libérerait 450 à 500 millions d’euros pour rénover le parc social local. Et créer une nouvelle structure de logements pour les actifs : policiers, fonctionnaires municipaux, agents hospitaliers qui ne trouvent pas où se loger.
Analyse à mi-débat — Yves Tréard (BFM TV)
Yves Tréard : Il faut faire attention aux clichés qui collent à la peau des villes. À Nice, on se demande si on n’est pas dans la ville des affaires. On pensait en être débarrassés après l’époque Médecin et l’époque Péran. Et voilà 35 à 40 minutes que l’on n’a parlé que de ça, avec des attaques très dures. C’est une démonstration de cette droite qui se déchire : d’un côté, M. Estrosi qui a pris le courant macroniste ; de l’autre, M. Ciotti qui estime que l’avenir s’écrit du côté de M. Bardella ou de Mme Le Pen. Qui va gagner le match ? M. Ciotti, vous avez une avance dans les sondages. Si vous gagnez, cela valide-t-il votre stratégie d’avoir quitté votre famille politique d’origine ? Et M. Estrosi, rappelez-vous : Mitterrand, après l’affaire de l’Observatoire en 1959, est devenu président 22 ans plus tard.
Présentatrice : Monsieur Estrosi, quelle a été la nature des échanges entre les suspects interpellés et votre collaboratrice ?
Christian Estrosi : C’est un témoin. Le procureur de la République a communiqué sur la dangerosité des personnes interpellées et de celles qui sont recherchées. Je fais confiance à ma collaboratrice et surtout à la justice pour que toute la vérité soit faite. Je suis maire de Nice, exclusivement maire de Nice, sous trois présidents de la République. Le devoir d’un maire, ce n’est pas la politique politicarde, c’est le service des Nissois.
Yves Tréard : Monsieur Ciotti, si vous devenez maire de Nice et que Mme Le Pen devient présidente, et qu’on vous appelle pour être Premier ministre, quitteriez-vous la mairie ?
Éric Ciotti : Non, je ne quitterai jamais Nice. Ma légitimité, elle est à Nice. Je suis né dans cette ville, mes grands-parents y étaient commerçants. Cette ville m’a tout donné. En dehors de cette salle, M. Estrosi et moi nous vouvoyons, parce que nos relations ne sont plus ce qu’elles ont été. Ce soir, c’est un peu du théâtre. Moi, j’assume mon positionnement, j’assume mes alliances.
[Les deux candidats échangent une poignée de main sur le plateau.]
Positionnement pour le second tour
Yves Tréard : Juliette Chanel-Leroux, que ferez-vous si Éric Ciotti est en tête et Christian Estrosi en difficulté ? Vous retirez-vous ?
Juliette Chanel-Leroux : Ciotti et Estrosi, c’est la même droite. Ils ont navigué de part et d’autre, mais c’est la même droite. Christian Estrosi a un adjoint qui était le directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen à l’Europe et qui refuse de marier les couples homosexuels. Il a dans son cabinet une personne qui était le bras droit de Marion Maréchal Le Pen. On ne peut pas dire qu’on est différents. C’est pour ça que je me maintiendrai au second tour, sans aucune hésitation.
Mireille Damiano : Le projet que nous défendons, c’est principalement pour ceux dont on a parlé : cette frange fort importante de personnes qui souffrent à Nice et qui veulent que ça change. Il faut qu’on se rappelle que Nice n’est pas belle pour tout le monde. À partir du moment où il y a un risque énorme que cette ville passe à l’extrême droite, nous continuerons à estimer qu’il faut une liste unitaire.
Conclusions des candidats
Christian Estrosi : J’ai donné toute mon âme, tout mon cœur à cette ville. Être maire d’une ville comme celle-là, c’est un engagement sur la durée, à ne pas candidater à tous les postes. Je n’ai pas forcément tout réussi, et je veux m’excuser auprès de ceux qui n’auraient pas toujours tout compris. Je veux mettre en place une démocratie directe avec une journée de référendum par an. Par exemple, je veux que tous les enfants des écoles de Nice parlent anglais au terme de leur école élémentaire.
Éric Ciotti : Je veux dire aux Nissois que le temps du changement est venu. N’ayez pas peur d’une ville plus sûre, mieux gérée, où les impôts baisseraient, où le pouvoir d’achat augmenterait. Je veux être le maire qui rassemble. Ma liste réunit des gens de toutes origines, de tous les quartiers. Demain, je veux unir une équipe sortante fracturée, qui a créé des tensions entre les communautés.
Mireille Damiano : Nous avons un engagement éthique en politique, nous serons très fermes là-dessus. Je suis étonnée que personne n’appréhende vraiment le problème de la démocratie locale : il n’y en a aucune dans cette ville. Nous redonnerons la parole aux Nissois au travers d’assemblées citoyennes. Nous proposons une alternative résolument écologique, sociale, féministe, antiraciste, de gauche, ouverte au dialogue.
Juliette Chanel-Leroux : Le 15 mars, votre bulletin de vote peut changer les choses. L’ère de Christian Estrosi est terminée. Mais passer la main à son collaborateur d’extrême droite, Éric Ciotti, c’est non. Depuis Catherine Ségurane, Giuseppe Garibaldi, Romain Gary, jusqu’à Simone Veil, Nice a toujours été une terre de résistance. Notre liste, c’est la vraie alternative. La gratuité des transports, les premiers mètres cubes d’eau gratuits, la rénovation des écoles et des équipements sportifs. Je finirai par un message d’Anne Frank : « Il ne faut jamais attendre une minute pour changer le monde. »
Présentatrice : Merci infiniment à vous quatre d’avoir accepté les règles de ce débat. Vive la politique, vive le débat démocratique. Prochain grand rendez-vous sur BFM TV concernant les municipales : Paris, la bataille, ce mercredi à 18h50, avec les 6 candidats à la mairie de Paris.
