INTERVIEW JORDAN BARDELLA – FRANCE 2
Versione Francese
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France2: Bienvenue sur le plateau gouvernement. Bonsoir et merci de votre invitation.
Jordan Bardella: Bonsoir bonsoir, merci de votre invitation.
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France2: Le gouvernement envisage de plafonner les marges des stations-service pour répondre à des prix du carburant. Est-ce que c’est une bonne idée pour rendre du pouvoir d’achat aux millions de compatriotes?
Jordan Bardella: Je pense à ceux qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler – à nos infirmières libérales, aux routiers, aux pêcheurs, aux familles françaises qui aujourd’hui sont contraintes de limiter des déplacements ou de ne pas partir en vacances.
Ça a été le cas ces derniers jours. Le plafonnement n’aura évidemment aucun impact. Il faut baisser les taxes sur le carburant.
Je dois affirmer que l’essentiel des hausses des prix à la pompe provient immédiatement de la hausse de la matière brute. Il y a 55 % de taxes sur le carburant. Et on regarde aujourd’hui : l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne, la Pologne – les grandes économies de l’union – baissent les taxes.
Je demande au gouvernement une baisse de 20 % à 5,5 % sur le carburant et 0,25 € pour rendre du pouvoir d’achat. La taxe carburant – celle qui a été relancée par Emmanuel Macron – c’est des milliards d’euros. Est-ce qu’on a les moyens de se passer de ça?
France2: Vous allez même plus loin. Si l’Espagne, l’Italie ou l’Allemagne ne vont pas aussi loin que vous, alors que eux ils ont baissé la fiscalité carburant pour soulager la facture de nos compatriotes, comment rendez-vous compte en termes de pouvoir d’achat?
Jordan Bardella: Les mesures françaises, c’est globalement 25 € par plein d’essence sur un plein d’environ… Je pense qu’il faut remettre un petit peu les choses en perspective. 15 milliards d’euros – la totalité de la baisse de taxes que nous proposons – c’est 1 % de l’ensemble de la dépense publique, 600 milliards d’euros de dépenses de l’État.
Demandez-vous alors qu’il crée chaque année de l’immigration qui est plus nombreuse dans notre pays. On voit l’augmentation de 6 milliards cette année de la contribution de la France au budget de l’union européenne. On regarde le coût inutile des éoliennes, alors que la production d’électricité, il faut relancer la filière nucléaire. On regarde le coup de l’ordre de l’État et de ses agences.
Croyez-moi madame, il y a de la mauvaise dépense, du gaspillage d’argent public qui est prélevé par les dents du travail, dans un pays qui est le pays qui taxe le plus ses compatriotes. Beaucoup se demandent : d’où vient l’argent?
Est-ce que ce ne serait pas plutôt que d’augmenter la facture de l’énergie, plutôt d’augmenter le coût de l’union, de faire baisser la fiscalité? Parce qu’on va aussi créer un choc de consommation. Parce qu’aujourd’hui les Français n’arrivent plus à se déplacer, ils n’arrivent plus à utiliser leur véhicule. Et je pense au milieu de Français qui sont dans une détresse insoutenable ce soir.
Je veux leur dire que si demain nous arrivons à la tête, seulement nous rendrons leur argent, nous ferons le ménage dans la mauvaise dépense publique, nous défendrons l’indépendance énergétique ciblée. Le cadre financier qui en SUV la même chose de l’État – que l’infirmière libérale, est-ce que c’est un cadre? Ce qu’on est en train de faire plutôt, c’est de baisser les taxes, simplifier considérablement le fonctionnement de la fiscalité, ce qui permettrait immédiatement de baisser le prix à la pompe.
Encore 1 × 55 % des prix des carburants des taxes. Et on préfère distribuer des chèques qui vont servir à payer des taxes. On ne va pas baisser l’union pour 90 % des Français, parce que ça pourrait profiter au 1 % de Français qui en… honnêtement, l’argument n’est pas sérieux.
France2: Revenons à la guerre au Moyen-Orient, puisqu’on en est là. C’est à cause de la guerre au Moyen-Orient et c’est la sixième guerre lancée par Donald Trump?
Jordan Bardella: [Réponse sur Trump et l’Iran] L’iranien, saluer Trump 2024, c’est la fierté nationale qui menace nos démocraties. Vous voyez qui souffle en ce moment? Est-ce que vous comprenez les intérêts américains? J’ai affirmé que Trump européens serait très mauvais pour les économies européennes et notamment pour la France.
Nous sommes opposés à l’accord commercial qui a été l’accord de… qui a été signé par le président de la commission Européenne, avec les États-Unis récemment, qui nous oblige à acheter 700 milliards de dollars d’énergétique. On voit bien que les objectifs de guerre aujourd’hui. Trump, c’est totalement contradictoire avec l’éthique, et personne n’est capable aujourd’hui de dire quelle est la cohérence, quelle est la colonne vertébrale idéologique de cette guerre qui est menée et dont on ne voit pas le bout.
Il faut qu’Emmanuel Macron…
France2: [Question sur la Sécurité et le Liban]
Jordan Bardella: La France doit porter assistance ensemble. C’est extrêmement préoccupant au Liban – près de 20 % de la population aujourd’hui est déplacée et subit cette guerre en raison de la place considérable dans la société libanaise de la diplomatie française.
Force à la réouverture du détroit. On voit que cette intervention américaine, elle a des conséquences qui sont catastrophiques pour notre économie, pour notre système énergétique.
Nous devons redonner les moyens de sa souveraineté, les moyens d’indépendance énergétiques. C’est la raison pour laquelle nous sommes des partisans de la puissance, des partisans du nucléaire – matière notamment énergétique – pour ne pas dépendre de voisins en matière d’hydrocarbures. Nous sommes extrêmement dépendants, largement de la Hongrie.
France2: [Question sur Viktor Orbán et Marine Le Pen]
Jordan Bardella: Marine Le Pen, parlant d’un ami allié visionnaire, qu’une défaite d’Orbán serait un frein à la stratégie du RN en Europe – ce qu’elle disait elle-même. C’est donc une mauvaise nouvelle cette défaite large et lourde.
Je respecte les Hongrois qui ont choisi un nouveau premier ministre qui représentera les intérêts de la Hongrie au sein de l’union européenne. Et qui en fait un compagnon de route, puisqu’ils ont travaillé pendant très longtemps dans le même parti politique. Et pro, sur le fond des idées, sur le fond de la ligne politique qui défend des grandes idées qui sont assez assez proches.
Nous souhaitons la victoire de De pour remettre en cause les politiques de l’union européenne qui sont notamment en matière économique, la multiplication des normes qui pèse aujourd’hui sur les entreprises françaises. Elle provient de la commission européenne.
C’est vrai que nous souhaitons demain, à la tête du pays, travailler avec l’ensemble des gouvernements. Je pense aussi à l’Italie de Gini Europe, basée sur la coopération, la croissance et la frontière.
France2: [Question sur Vladimir Poutine et l’Ukraine au parlement européen]
Jordan Bardella: En général, les aides ukrainiennes, vous l’avez fait à plusieurs reprises – en juillet 2024, en mars 2025, en février 2026. À chaque fois que l’union Européenne renforce son aide à l’Ukraine, ukrainienne, la différence avec un pays d’Europe centrale aujourd’hui multidimensionnel pour les intérêts européens.
Et on voit la façon dont Vladimir Poutine, par l’augmentation des revenus des exportations d’hydrocarbures, profile de l’intervention américaine. En peut-être des seuls profiteurs, l’un des seuls bénéficiaires.
Est-ce que je suis opposé à ce prêt? Ça il y a quelques minutes, on vient aux Français qui sont pris à la gorge aujourd’hui. Il y a plus d’argent pour leurs d’argent hôpitaux, plus d’argent pour des services publics. Qui a trouvé 18 milliards d’euros pour les pays qui ne veulent pas contribuer 90 milliards? C’est le prêt, c’est 18 milliards.
On retrouve nos frontières, notamment des pays frontaliers de la Russie. Et nous, à la tête du pays, nous continuerons cette guerre depuis 2022. Elle a fait des dizaines de milliers… La priorité n’est pas la guerre d’Ukraine. C’est retrouver une indépendance diplomatique, militaire – milliards d’euros.
France2: [Question sur la cohérence politique et les relations avec l’élite économique]
Jordan Bardella: C’est une lecture extrêmement marxiste que vous avez des rapports, des rapports économiques au sein d’entreprises françaises. La clé sur laquelle nous devons bâtir la prospérité, c’est le dialogue.
Nous sommes un parti politique, le premier groupe de députés à l’assemblée nationale aujourd’hui, en capacité de remporter la prochaine élection présidentielle. Et il est naturel de dialoguer avec les milieux économiques, avec les petites entreprises, avec les entreprises de taille intermédiaire qui structurent les familiales, qui ont de plus en plus de difficulté dans la transmission de leur entreprise. Et aussi avec les grands groupes qui font, pardon, des milliers d’emplois, qui font la fierté, la fierté du génie français en Europe et aussi partout dans le monde.
Et moi, je suis fier de ces grands groupes. Pour citer un exemple, on pourrait citer Airbus, on pourrait citer LVMH, qui sont aussi des clés demain et après-demain de la prospérité, les salariés des entreprises.

Dernière question
France2: Ma dernière question. Cette semaine, une couverture en photo avec une femme comme votre compagne. Avez-vous donné votre accord ou ce sont des photos volées? Allez-vous porter plainte?
Jordan Bardella: Au niveau où je la fais, c’est très difficile de conserver une vie privée. Vous savez, je suis très attaché à ma vie privée. Il se trouve que depuis plusieurs mois, nous étions traqués par des paparazzi qui campaient au pied du pied de notre domicile, qui nous suivaient lors de nos déplacements et lors de cette visite en Corse, jusqu’au pied de notre hôtel.
Et nous avons pris la décision, tous les deux, de ne plus nous cacher, d’assumer ce qui relève pour nous aujourd’hui dans notre vie intime, de l’évidence et d’officialiser les choses. L’on fait Nicolas Sarkozy ou Carla Bruni, par exemple.
France2: Rassemblement national aujourd’hui, les autres. Madame, la politique, c’est la politique pour les Français. Je demande à être jugé sur les idées que je porte, sur les idées que je défends. Et malheureusement, au niveau où je suis aujourd’hui, mais difficile de protéger, dans la mesure de ce que j’aimerais le faire, ma vie privée.
En tout cas, je peux vous dire une chose ce soir : c’est que je suis très heureux d’être venu ce soir.
