Le goût de la Dolce Vita, Il gusto della Dolce Vita : un apéritif littéraire pour présenter le troisième roman de Sophie Floreani, jeudi 27 novembre à La Chamade de Nice

Di Redazione Francia24
29 Nov 2025

Un nouveau roman pour Sophie Floreani, l’écrivaine “franco-napolitaine” (en réalité abruzzaise-frioulane-franco-napolitaine) dont nous avions parlé en 2023 lors de la publication de son deuxième roman. Deux ans se sont écoulés et la “saga” (comme elle l’a elle-même appelée lors de l’interview) se poursuit avec le troisième livre de la série : Le goût de la Dolce Vita.

Le livre est disponible à partir d’aujourd’hui à La Libreria –  https://www.libreria.fr/livre/9782378720643-le-gout-de-la-dolce-vita-sophie-floreani/

Le livre – pour l’instant en français – sera présenté jeudi 27 novembre à la pizzeria napolitaine La Chamade, lors d’un apéritif littéraire qui pourra également se transformer – pour ceux qui le souhaitent – en une pizza en compagnie de l’auteure. Ci-dessous, l’interview qui a eu lieu le 11 novembre 2025.

Sophie Floreani

Sophie Floreani est née en France de parents italiens. Elle est immergée dans la culture italienne depuis l’enfance et est très attachée à Naples, sa ville de cœur. Fortement attirée par les environnements étrangers, elle a voyagé sur les cinq continents et vécu dans six pays. Elle parle neuf langues. Diplômée de l’École supérieure de commerce de Paris, elle a quitté une carrière de premier plan pour gérer son temps et écrire. Ses romans reflètent la force de ses choix.

Le goût de la Dolce Vita

Après Italiana sangue puro et L’ignoto di Napoli, elle a terminé son troisième roman en avril 2025 : titre, Le goût de la Dolce Vita, qui conclut une saga familiale imprégnée d’italianité et qui emmène le lecteur aux quatre coins du monde, entre amour, désillusion et intrigue. La saga met en lumière le destin d’une femme dans sa fragilité et sa force, des personnages féminins mémorables et la ville de Naples.

L’interview

Radio Nizza: Nous sommes à nouveau avec Sophie Floreani, j’espère avoir prononcé l’accent correctement, écrivaine italo-napolitano-française, enfin de nombreux endroits, que nous avions déjà interviewée en 2023. C’était exactement une interview réalisée par notre collègue Virginia. À cette occasion, nous avons parlé des choses habituelles dont on parle lors des premières interviews : qui tu es, quelle est ton histoire, quels sont les premiers romans. Donc j’éviterais aujourd’hui de reparcourir les mêmes questions, mais nous mettrons évidemment un lien à la fois dans le programme radio et dans l’article en ligne afin que l’on puisse aller le voir pour ceux qui ne l’auraient pas entendu ou peut-être ne s’en souviendraient pas.
Et au lieu de cela, je dirais de passer directement aux questions. Mais d’abord bonjour et merci d’être avec nous Sophie.

Sophie Floreani: Oui bonjour Marco, je suis ravie d’être avec vous aujourd’hui.

Radio Nizza: Alors donc voyons par où nous pouvons commencer. Voilà, la première chose qui m’a intrigué est le fait que tu travaillais auparavant en banque dans une fonction que tu as appelée change management, une structure où il semble que par définition on ne puisse pas rester longtemps car si l’on croit en ce que l’on fait, on doit changer. Comment s’est passé le changement entre ces deux vies ?

Sophie Floreani: C’est venu par hasard, mais je ne crois pas au hasard. C’est venu parce que j’aimais beaucoup le management innovant. Qu’est-ce que je veux dire ? Je veux dire le management collaboratif, éthique, qui fait que tu t’occupes de tous les gens autour de toi, un management non top down, mais vraiment en incluant tous les employés pour faire en sorte que l’entreprise soit gérée de la meilleure façon pour le rendement et pour le bien-être des gens. Donc je faisais beaucoup de conférences sur cela et j’écrivais aussi des articles dans la presse. Et un jour un éditeur m’a appelée pour faire un livre et pas seulement des articles. Mais ce premier qui s’appelle Italienne sang pour sang est sorti et je pense qu’il est sorti pour une raison.

Radio Nizza: Raconte.

Sophie Floreani: Alors, j’avais perdu ma chère grand-mère abruzzaise à 105 ans quelques mois auparavant et je suis sûre qu’elle de là où elle était et où elle est maintenant m’a poussée à faire ce témoignage des personnes nées en France mais éduquées d’une manière italienne, parce que cela ne s’oublie jamais. L’Italie tu l’as toujours dans le cœur et tu l’as aussi dans les habitudes. Et la France tu l’as, mais tu l’as à l’école, tu l’as dans la société, mais au fond de toi tu restes italienne. Et je pense que c’est cela qui m’a poussée, malgré moi. Je veux dire, c’était comme si j’écrivais sans penser au début, très étrange.

Radio Nizza: Très clair. Ce n’est jamais vraiment le hasard, il y a un certain rapport peut-être, une expérience un peu aussi partagée avec des personnes qui ont été importantes dans notre vie, ne sont plus ici mais probablement d’une certaine manière réussissent à communiquer. Écoute, tu es seulement écrivaine actuellement, c’est bien ça ?

Sophie Floreani: Je suis de plus en plus écrivaine. J’enseigne le management, j’essaie de faire quelques… je voudrais faire aussi des ateliers d’écriture. Mais fondamentalement je suis vraiment seulement écrivaine, de plus en plus, oui.

Radio Nizza: Quel est le rapport entre une activité et l’autre en nombre d’heures ? C’est-à-dire qu’est-ce qui est le plus important dans ta vie ?

Sophie Floreani: La transmission et la créativité. Je suis spécialisée en créativité, donc j’enseigne aussi la créativité, et l’écriture est une action créative, donc c’est lié. J’ai toujours transmis, même en banque, quand j’étais en change management. Pour faire changer les gens, pour aider les gens à changer de la manière la plus humaine possible, tu dois aussi trouver des choses, des méthodes qui sont différentes, même sans budget, par exemple même sans argent ou sans trop d’argent. Donc la créativité est très importante et je veux transmettre cela, faire en sorte que les gens pensent être créatifs, parce qu’il y a des gens qui me disent “ah mais je ne suis pas créatif”, mais ce n’est pas vrai. Nous sommes tous créatifs quand nous devons affronter une situation, nous allons trouver cette solution à laquelle nous n’avions pas pensé.

France vs Italie

Radio Nizza: Écoute, avant de passer aux romans je te pose une question latérale, voyons, parce que je veux savoir un peu ton impression. Alors, quand beaucoup d’entre nous qui travaillent à Radio Nizza sont venus ici en France, il y a environ une dizaine d’années, la sensation était que la France était beaucoup plus avancée que l’Italie dans beaucoup de choses, au niveau de l’économie, de la liberté etc. Mais la sensation, surtout cette dernière année, est qu’il y a un renversement décisif de la situation. Même si on lit le Financial Times, sur le dernier article que j’ai vu, il parlait de comment l’Italie devient une sorte de phare pour l’Europe face à une France qui ne s’en sort vraiment pas. Est-ce une sensation à nous ou est-ce une sensation partagée aussi par toi ?

Sophie Floreani: Je le sens aussi. Et je ne sais pas quoi dire de plus parce que je ne veux pas parler de politique maintenant, mais je le sens aussi. Puis j’ai vécu dans beaucoup de pays : j’ai vécu aux États-Unis, en Indonésie, en Russie, à Moscou, j’ai vécu au Moyen-Orient, et donc maintenant ce point que tu me dis je le sens aussi moi, oui.

Radio Nizza: Cela peut sembler de la politique mais ça ne l’est pas, en réalité c’est une sensation plus globale de la société qui semble avoir perdu un peu… je ne veux pas dire la créativité comme tu dis, mais aussi la positivité envers l’avenir…

Sophie Floreani: Oui, c’est vrai, je le sens aussi. Les gens, malheureusement, je les vois déçus, je les vois… je les vois mal. Et c’est pourquoi j’écris des romans pour donner l’espoir, parce que ces romans te donnent l’espoir. C’est très important pour moi : toujours croire en tes rêves parce qu’ils peuvent se réaliser si tu mets en avant les choses qui vont bien, si tu crois en toi-même, dans la vie, en Dieu si tu es croyant. Si tu as confiance, disons, et si tu fais des actions, naturellement. Les choses ne viennent pas si tu es assis sur le canapé toute la journée.

La Trilogie

Radio Nizza: Très bien, c’est un très beau message. D’ailleurs, alors voyons un peu les romans. Dans l’interview précédente à un certain moment tu les as définis presque comme une saga, dans le sens que le deuxième était une continuation, même si j’ai bien compris, sur demande de certains lecteurs des thèmes du premier. Que s’est-il passé après le premier, après le deuxième ? Qu’est-ce qui s’est développé ? Sur quelles thématiques es-tu restée, un peu dans tous les trois ?

Sophie Floreani: Alors, tous les trois romans sont liés, mais on peut en lire un seul et on comprend tout. Cela je l’ai fait valider par plusieurs lecteurs, journalistes. Donc les trois romans sont finalement une saga, mais pour les personnes qui ne veulent pas lire une saga elles peuvent lire soit le premier, le deuxième, le troisième, mais ils sont tous liés, toujours le même personnage. Il s’agit, disons, du destin d’une femme et cela parle de la force et de la fragilité de la femme, mais elle s’en sort toujours. La femme, tu le sais Marco, je suis sûre que tu le sais et que tous les auditeurs le savent, la femme est très forte malgré sa fragilité. Et elle s’occupe de tout : des enfants, si elle a des enfants, du compagnon, si elle a un compagnon, une compagne ou je ne sais pas, elle s’occupe du travail. C’est le problème de s’occuper d’elle-même, mais c’est comme cette femme va réussir à accomplir son destin et à se trouver elle-même et à être bien avec elle-même à la fin. Et cela, de quoi ça parle ? Mais ça ne se fait pas sans douleur, sans… c’est-à-dire ça ne se fait pas facilement, mais ça se fait. C’est pourquoi je dis que ce sont des romans d’espoir.

Une auteure franco-napolitaine

Radio Nizza: Très aussi dans le caractère abruzzais, je crois, cette chose, d’être tough mais d’avancer aussi avec l’espoir et le sourire.

Sophie Floreani: Abruzzaise et napolitaine. Et c’est pourquoi, parce que je suis… pour tout dire, je suis de père frioulan, figure-toi, de mère abruzzaise, née en France et de cœur napolitaine. Et à Naples j’ai retrouvé une autre famille de cœur qui est vraiment comme ma famille, et avec spécialement une femme qui est devenue ma grand-mère de cœur, qui malheureusement est décédée elle aussi l’année dernière. Mais je veux dire que j’ai retrouvé la même force de ces femmes qui vont de l’avant. Mais c’est aussi l’histoire de ces immigrés, tu sais, quand tous ces immigrés, donc mes grands-parents, sont venus en France, les femmes étaient très fortes. Elles sont venues, elles ont tout quitté sans parler un mot et aussi avec le problème du racisme, parce que les Français les appelaient les ritals, les macaronis, je ne sais quoi, tous les noms de pâtes que tu peux imaginer. Donc cela a été très dur : quitter l’Italie, ton pays et avec la chaleur des gens, arriver dans un pays qui ne t’accueille pas. À cette époque. Et pourtant elles s’en sont sorties. C’est important.

Radio Nizza: Certainement. Tu donnes vraiment envie d’acheter le livre et de le lire. Du livre nous parlerons ensuite, donc nous arrivons à la fin de notre petite discussion d’aujourd’hui. Il y a un événement intéressant bientôt… raconte un peu ce qui se passera jeudi 27 novembre

Sophie Floreani: Oui, alors ce soir Gennaro, que je remercie vraiment de tout cœur, ouvre son restaurant pour faire cette présentation avec vous de Radio Nizza, et je remercie de même. De six heures à huit heures, avec donc une présentation des livres à La Chamade. Et Gennaro offrira un cocktail de bienvenue et puis les gens qui veulent dîner chez lui… et je le recommande parce que c’est délicieux, c’est vraiment napolitain à cent pour cent.

Radio Nizza: Mais faisons-nous dire le tout par Genny Chamade.

Genny: Certainement, merci Marco et merci Sophie : je suis Genny…Genny Chamade ! Je vous attends donc dans mon local, rue Dante au n° 12 le 27 novembre qui est un jeudi à 18 heures pour cet apéritif littéraire. Évidemment avec Sophie et ses livres. Et si vous voulez rester pour une pizza nous pouvons aussi mieux nous connaître, connaître Sophie et peut-être nous faire dédicacer ses livres. Si vous voulez rester contactez-moi au 06 69 52 44 04

Sophie Floreani: Alors la date est le 27 novembre, jeudi 27 novembre, de six heures à huit heures du soir.

Radio Nizza: Parfait. Nous te remercions Sophie, nous remercions aussi Genny et nous espérons donc nous voir nombreux là-bas chez Gennaro jeudi soir.

Sophie Floreani: Moi aussi je vous remercie de tout cœur, je vous remercie beaucoup.

Le rendez-vous

Le rendez-vous est pour le 27 novembre à 18 heures à la Pizzeria Napolitaine La Chamade, 12 rue Dante 06000 Nice.

Podcastig, Streaming & sur AM

En ligne, sur Telegram et Mastodon, sur tous les enceintes connectées et en ondes moyennes, ici Radio Nizza avec Centrale Milan 1575 kilocycles. Ligne à Milan.

note: traduction de l’italien par claude.ai (Anthropic)