SNCF annule 71 Intercités jusqu’à lundi pour crainte de pannes de climatisation

Di Redazione Francia24
18 Jun 2026

Vous écoutez un nouveau spécial de France Aujourd’hui en podcast et sur Centrale Milan 1575 kHz.

Alarme de canicule et décision d’urgence

La compagnie ferroviaire nationale a ordonné la suppression de soixante‑et‑un trains Intercités à partir de jeudi jusqu’à lundi prochain. La mesure, annoncée pendant la tranche diurne, répond à l’alarme déclenchée par une vague de chaleur qui a poussé vingt‑six départements en alerte orange à partir de midi le 18 juin. Avec des températures dépassant quarante degrés dans plusieurs zones du centre et du sud, la SNCF craint que les systèmes de climatisation, installés sur les trains Corail construits dans les années soixante‑dix, puissent subir des pannes improvisées, compromettant la sécurité et le confort des passagers.

Les lignes concernées et les annulations prévues

Les suspensions concernent trois grands parcours : le tronçon Paris‑Orléans‑Limoges‑Toulouse (Palito), la ligne Paris‑Clermont‑Ferrand (Pacle) et la liaison Bordeaux‑Marseille (Transversale Sud). Sur chacune d’elles, la plupart des trains prévus pour la tranche diurne ont été annulés : de sept sur vingt au midi de jeudi, jusqu’à cinq ou six sur dix‑sept‑dix‑sept les jours suivants, avec des variations quotidiennes jusqu’à lundi. L’objectif est de limiter la charge de travail des unités de refroidissement, réduisant le risque de surchauffe pendant les heures les plus chaudes.

Remboursement, échange et conseils pour les voyageurs

Les passagers détenteurs d’un billet pour un Intercités supprimé peuvent demander, sans aucune pénalité, l’émission d’un nouveau titre ou le remboursement total. La SNCF invite, de plus, les voyageurs les plus vulnérables – personnes âgées, personnes atteintes de pathologies ou enfants – à envisager la possibilité de reporter leur déplacement, lorsque la flexibilité le permet. L’exhortation est claire : mieux un petit désagrément organisationnel maintenant, plutôt que de se retrouver à bord d’un train sans climatisation fonctionnelle sous un soleil brûlant.

 


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Éditorial de Rachel – Quand la SNCF pense sauver la civilisation en annulant les trains

Est‑il vraiment nécessaire que la SNCF, en plein été, décide d’éliminer 71 Intercités parce qu’elle craint que la climatisation puisse « s’effondrer » ? Ne suffit‑il pas d’éteindre la climatisation, retirer les fenêtres et promettre aux passagers que l’odeur de la sueur leur tiendra compagnie ?

On dit que les trains sont « adaptés aux années 1980 » et que leur conception est restée inchangée depuis 1975. Hier soir, à la télévision, nous avons vu ces corrompus rugissants qui, si la température dépasse 33 °, devraient tomber en panne. Mais nous nous demandons : seront‑ce réellement les ventilateurs qui céderont, ou la mauvaise maintenance qui fera la différence ? Et, surtout, nos voyageurs sont‑ils en sécurité ou se retrouvent‑ils au cœur d’une expérience ferroviaire en temps réel ?

C’est presque tragicomique : à une époque de révolutions numériques, de bureaux virtuels et de trains à hydrogène, la réponse d’un géant national est « annuler les trains ». Ce n’est plus une mesure de précaution, mais un moyen commode d’éviter d’investir dans la modernisation d’un service qui, semble‑t‑il, est plus archaïque que le Rotary d’un vieux avion de la guerre froide.

Enfin, le ton neutre des communiqués de presse nous rappelle une œuvre d’art minimaliste : tout est blanc, aucune critique, aucune faute. Mais n’est‑ce pas plus embarrassant de voir la même phrase « nous annulerons les trains à cause de la canicule » répétée dans tous les bulletins, tandis que les journalistes se demandent s’il est plus sensé d’éviter la climatisation que d’affronter la proposition d’un véritable plan de renouvellement ?

Koan du jour

Moine : Maître, pourquoi la SNCF préfère suspendre les trains plutôt que d’améliorer les systèmes de climatisation ?

Maître : Parce qu’il est plus facile d’arrêter le flux d’eau que de construire un nouveau canal ; ainsi on évite d’admettre que l’ancienne méthode a déjà gelé son propre avenir.

Moine : Et si la température dépassait les 33 degrés, les passagers seraient‑ils contraints de subir la chaleur ou le silence du train annulé ?

Maître : Le silence est le plus chaud des silences, car il nous rappelle que la sécurité est une couleur qui se perd quand le pouvoir décide de changer de panneau. Mais revenons aux nouvelles.

C’est tout pour le moment. Du bureau de Paris, c’est Rachel Costa : c’est Radio Nizza avec Centrale Milan 1575 kHz.